Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 16:16


Po débarque sur over-blog. 
De qu'est ce que ça va s'agir .. C'est une bonne question. Après tout, qu'est ce qu'un blog .. Décidément, je pose des colles aujourd'hui.
Toi, ami bloger, geek de ton état, tu peux m'appeler Miss Po, HollyJone (surnom de la sérial écriveuse, non pas écrevisse). Ah oui, j'invente beaucoup de mots, que je trouve plus jolis que les originaux. Un défaut de fabrication, mes parents ont oublié des pièces dans le montage. En même temps, mon père est pas super doué pour monter des meubles, il y arrive mais les portes sont à l'envers et ma mère elle est pas mieux que moi (c'est une luneloise, vous comprenez) en plus elle est droitière.
 
Bon, les présentations, on va s'en passer. Z'avez juste besoin de mon pseudonyme, mon âge se situe entre 0 et 100, je suis née quelque part en France et j'aime les brownies. J'aime aussi starbuck. Et Gad Elmaleh. Plus tard j'épouserais James McAvoy, je le tromperais avec Danny Jones et j'emploierais Paris Hilton comme femme de ménage.
Pour la family, ma maternelle c'est là ti cliik
La soeur, de par là ti cliik encore
Bon allez, on se revoit pour la suite.
J'aurais peut être dû appeler ça : Le bazar d'Holly ou La caverne de Pobaba.
M'enfin.

See you to the next post !! 
Par Holly Jone
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 14:54

"C'est finit !! J'en ai marre !! Ça suffit !
-Quoi ? J'ai fait quoi encore ?
-Rien !! Rien de rien !! Voilà le problème tu ne fais jamais rien !
-..
-Dit moi au moins que je fous pas ma vie en l'air en restant avec toi !! Dit moi que tu tiens à moi au moins une fois !!
-..
-J'ai compris .. Laisse tomber !
-Où tu vas ?
-En quoi ça peut t'intéresser ?!"

Ce matin-là, rue Lemarchand, appartement 3B, Julie quitte Romain comme si rien n'avait jamais existé. Les voisins entendent sans vraiment vouloir écouter. La porte claque et, armée de sa petite valise, la grande brune quitte l'immeuble. Ses pas résonnent sur le bitume, sa démarche droite est furibonde. Doucement, ses mains resserrent la lanière de son sac à main, tandis que ses lèvres se pinces, retenant des sanglots. 
Ses nerfs bouillonnent, sa rage grondent, ses entrailles se tordent dans tout les sens au fur et à mesure qu'elle s'éloigne de l'immeuble et du quartier. Sa respiration se fait plus haletante, et elle cherche un moyen de reprendre son calme mais rien ne vient et, la perspective de mettre un sachet sur son nez et sa bouche pour respirer en se baladant dans les rues ne lui plaît guère.
Arrivée à une bouche de métro, elle hésite et se laisse avaler par la grande bouche sombre du métro. Arrivé à la caisse, elle prend un carnet de ticket et s'approche du quai. A droite, elle se retrouva près de chez sa soeur, pas loin de chez elle, à gauche, elle fuira vers l'inconnu. Alors qu'elle hésite, un jeune homme la bouscule et sa valise glisse de ses mains pour tomber à terre dans un léger fracas. Mortifiée devant sa vie intime qui s'étale aux yeux de tous, elle ramasse ses affaires pour les ranger à nouveau, pestant contre le jeune homme qui ne l'aide même pas. Refermant sa valise, elle l'observe un moment. A quoi bon emmenait des souvenirs du passé avec elle si elle doit repartir à zéro ?
Assise sur le banc sur le quai, au milieu, partagée entre son désir de partir et de revenir. Les mains sur les genoux, elle lève les yeux sur le cadran de l'horloge, alors que son coeur semble battre au rythme du "tic tac" irritant des aiguilles qui résonnent dans tout le métro.


Régis tremble, de tout ses membres. La sueur coule le long de son front, alors que ses mains, prises de tremblements, portent les cachets à ses lèvres. Le verre d'eau sur la table, il le fixe un moment avant de joindre la pensée au geste, de l'attraper et d'avaler une gorgée pour faire glisser les cachets dans sa gorge.
Doucement, il se lève, ses chaussons glissant sur le parquet. Maryse, la gentille petite infirmière lui prend le bras et le reconduit à sa chambre. Même routine habituelle dont il se lasse. La jeune femme lui raconte sa vie, lui parle de ses enfants,  de son époux. Il l'écoute, Régis à toujours été à l'écoute des gens. 
La jolie Maryse le laisse s'asseoir sur son lit et repart à son poste. Lui, il prend le cadre photo sur sa table de chevet, sa tendre Roseline. Son coeur lui joue encore des tour, il semble manquer des battements, si bien que sa main gauche, tremblante, aux veines et tâches de vieillesses, se pose sur sa poitrine.
Un petit coup sur la porte de sa chambre lui fait relever la tête pour apercevoir Anne-Sophie. Il sourit, et semble rougir comme quand il était encore gamin. Il se met à balbutier comme un enfant alors qu'elle entre dans la chambre de son ami, aidée par sa canne.  Il se sent idiot, et surtout, il ne comprend pas pourquoi cette soudaine sueur vient perler et pourquoi ses mains ne cessent de se poser tantôt sur ses genoux, tantôt dans ses cheveux.
Demain soir c'est le bal à la maison de retraite, il aimerait beaucoup pouvoir l'inviter mais il ne sait pas trop comment s'y prendre et surtout, il à peur que sa tendre Roseline ne lui en veuille. Depuis son départ, il ne sait plus quoi faire, ni comment agir. Il aimerait passer à autre chose, profiter pleinement des infimes petites années qu'il lui reste à vivre.
Il se lève, pose sa main sur la barre contre le mur, installée pour aider les gens comme lui à se déplacer. Ses doigts râpeux glissent sur le métal froid alors qu'il s'éloigne vers le jardin. Là, il s'assied sur un banc et observe le ciel, les mains sagement posées sur ses genoux, il hésite. Reprendre sa vie en main, sans oublier son passé ou continuer sa vie de vieux croûton et attendre sagement la fin. Son regard se pose sur une branche d'arbre où roucoule amoureusement deux oiseaux. Ses enfants ne viennent plus le voir, sa famille l'a oublié. Alors que le repas va être servit, Régis se lève doucement, et laisse ses pas le guider vers la grille d'entrée de la maison de retraite.



Ce matin, comme tout les autres, Bastien est le premier à se réveiller. A ses côtés, son amant dort encore. Sourire sur les lèvres, il lui caresse la joue, attendrit par cet air serein qui se dessine sur son doux visage à la peau pêche. Ses lèvres effleurent les siennes et il se lève, traînant le pas vers la salle de bain mais son regard sur l'horloge du salon le stoppe net. Les yeux grands ouverts, il se met à trembler de tout ses membres. Retournant dans la chambre, il secoue Antoine pour le réveiller, lui indiquant l'heure. De ce fait, son ami se redresse d'un geste brusque pour se rhabiller. Ses parents vont arriver d'une minute à l'autre et ils ne connaissent pas l'existence de Bastien, ni même son importance dans la vie de leur fils. 
Dire à son père qu'il aime les hommes serait, pour Antoine, comme une mort sociale et psychologique. Il connaît la rancoeur de son paternel pour les "êtres" comme lui. Déposant un dernier baiser sur les lèvres de son amant, Bastien quitte l'immeuble en trombe, croisant un couple d'âge mûr qui le dévisagent comme si il s'agissait d'un vagabond.
Dehors, le grand brun respire un bol d'air frais avant de reprendre une marche lente, mains dans les poches, observant le ciel. Depuis quand n'est il pas allé voir sa grand-mère ? Sortant son portable de sa poche droite, il compose le numéro de l'hôpital.

"Bonjour, j'aimerais parler à Anne-Sophie Bourger s'il vous plaît, de la part de son petit-fils.
-Un instant je vous prie."

Le silence s'installe et très vite, la voix de sa grand-mère sonne à ses oreilles. Il sourit, rassuré, lui promet de passer la voir alors qu'elle lui parle du bal de demain soir. Il n'écoute pas plus, entrant dans le métro. Le portable rangé, il se glisse entre les barrières pour descendre vers le quai et, apercevant son train, il se précipite vers les portes. Dans sa course, il bouscule une charmante jeune femme brune, lui renversant sa valise qui s'ouvre sur le sol. Il s'excuse mais on ne l'entend pas, l'alarme du train résonnant dans la gare souterraine. Arrivé devant les portes celles-ci se referment sous son nez. Dépité, il s'installe sur le banc, posant son regard azur sur la jeune femme à la mine triste. 




Là vous vous dîtes "non elle a pas fait ça !! Elle va pas nous couper comme ça !!" Bin si! N'ayez crainte, c'est juste que pour des soucis d'esthétique je préfère poster en deux parties. Sinon ça fait tout cracra.
=> A suivre. 
Par Holly Jone
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